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Des dossiers sensibles attendent députés et sénateurs qui retournent à l’hémicycle mardi 15 septembre

C’est mardi 15 septembre que le parlement congolais, Chambres haute et basse, fera sa rentrée à son siège du Palais du Peuple. Une session budgétaire mais qui aura à connaître divers dossiers sensibles laissés en suspens. D’une part décider de la suite à donner à la vacance à la tête de la Commission électorale nationale indépendante après le retoquage par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la nomination de Ronsard Malonda Ngimbi contesté par les différents pouvoirs religieux en charge de proposition au remplacement de Corneille Nangaa Yobeluo dont le mandat est échu, depuis déjà de longs mois. Aucune autre proposition n’a pu officiellement être portée à la connaissance du bureau de l’Assemblée nationale.
De même, même si le retour de Kabund n’est pas à exclure au perchoir, après des négociations, il sera question de procéder au remplacement au poste de Premier Vice-président du bureau de l’Assemblée nationale après la destitution fin mai 2020 de Jean-Marc Kabund A Kabund. Une présentation de candidature à ce poste avait à l’époque été faite en la personne de la députée UDPS Patricia Nseya mais celle-ci n’a jamais pu être menée à terme après la procédure judiciaire entamée par Jean-Marc Kabund A Kabund devant le Conseil d’Etat qui avait pris une ordonnance le 10 juin suspendant la procédure conduisant à l’élection en vue de la désignation d’un nouveau Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale. Nul ne sait désormais la suite qui sera donnée par le bureau de l’Assemblée nationale.
Il y a aussi la suite à donner aux nominations de nouveaux juges constitutionnels.

REFORMES MAIS QUELLES REFORMES?

Un autre débat domine la classe politique. Il est lié aux réformes du système électoral. Plusieurs initiatives ont été prises ces dernières semaines dont celle de l’homme politique belge d’origine congolaise, l’Ecolo Bob Kabamba qui s’est arrêtée sans suite comme celle du Groupe des 13 qui se poursuit encore mais n’a guère rencontré l’ancien président Joseph Kabila Kabange après une réunion avec le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sans que celui-ci n’ait cependant fait le moindre commentaire sur l’initiative de ces députés qui avaient dû se déplacer à Lubumbashi au Katanga pour rencontrer l’un des leaders de Lamuka, l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe.
Une autre proposition est celle de l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental Alphonse Ngoy Kasanji qui bat campagne pour une élection du Président de la République au second degré, que le prochain président du pays soit élu par les deux Chambres réunies en Congrès en vue de faire l’économie des moyens comme celle de contestation. Si l’UDPS, via son Secrétaire général a.i Augustin Kabuya Tshilumba, a exprimé son opposition face à cette proposition, le FCC, Front Commun pour le Congo, via son coordonnateur Néhémie Mwilanya Wilonja, a expliqué que la plate-forme kabiliste n’a levé aucune option sur des projets de réformes électorales.
« Je comprends le questionnement de l’opinion sur la position du FCC au sujet des réformes. Mais elle devrait patienter car aucune option n’a été levée, à ce jour, par les instances dirigeantes du FCC. Les opinions des uns et des autres n’engagent que leurs auteurs », a fait part le FCC via son compte officiel Twitter. Selon toute vraisemblance, les points de friction sont tels au sein de la coalition FCC-CACH qu’une mise en commun paraît nécessaire avant toute proposition formelle quand l’on sait la clash qu’a connu l’initiative de réforme du secteur judiciaire menée par l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoku à la base d’une crise politique majeure dans le pays. Minaku et le député Sakata qui l’accompagne dans son initiative avaient promis de ne rien lâcher malgré le chaos auquel avaient donné lieu leurs trois propositions de réforme judiciaire.


ALUNGA MBUWA.

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