Le Libanais Safrimex gagne tous les marchés de Kin intéresserait l’IGF

Son deal de plus de 24,6 millions de $US avec le Libanais de Safrimex exhale des irrégularités, le Gouv pourrait se faire bien de soucis avec l’IGF qui fait des plongées dans la mafia financière.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, s’attire dans les radars du très redouté inspecteur général des finances, Jules Kilengeti Key. Alors que Ngobila a lancé en pompes, les travaux de reconstruction de l’avenue Kikwit (centre-Est de la capitale), le 6 août 2020, ce n’est que le 25 août dernier, soit près de trois semaines plus tard, que la firme libanaise Safrimex a été notifiée de l’attribution définitive de ce marché, selon l’ARMP, l’Autorité de régulation des marchés publics.

SAFRIMEX, UN AUTRE SAMIBO.

Le Gouv de Kin a commis une faute administrative lourde, selon des experts consultés par Le Soft International, qui supputent une fuite en avant, une anticipation qui laisse à penser à des présomptions de dol, de surfacturation en vue d’opérations retour. Pour une réfection linéaire de 3,5 kms, l’Hôtel de ville de Kinshasa a, en effet, convenu avec le Libanais de Safrimex, un autre Samibo de Jammal, d’une facture de plus de 24,6 millions de $US avec la procédure de gré à gré. Certes, il est prévu des expropriations des bordiers de l’avenue Kikwit afin d’élargir la voie, au niveau des quartiers populeux et coupe-gorge de Makala dont la plupart des habitations sont plutôt modestes, des chapelets des masures et des taudis pour lesquelles les indemnisations ne devraient excéder, en tout et pour tout, les 3 millions de $US, selon des experts consultés par Le Soft International. De toute manière, le Gouv de Kinshasa a un alibi de taille : toutes les procédures d’attribution dudit marché ont été menées par son ministre des Infrastructures, Richard Tshitenga, qui a obtenu en un temps record toutes les autorisations dont le fameux avis de non-objection, qui a fait défaut au marché Kamerhe- Jammal, auprès de la Direction provinciale de contrôle des marchés publics.
Selon des observateurs, les dernières prestations de Safrimex n’auraient été que du gâchis, à l’exemple de l’avenue Luambo Makiadi ex-Bokassa, plus de 5 millions de $US versés à la société libanaise pour réparer quelque 3.000 m en 2016. Hélas ! L’OVD, l’Office de voirie et drainage a dû refaire faire les travaux.
Mars 2018, la cellule Infrastructures du ministère des ITPR a dû écarter Safrimex, dès les préliminaires, pour insuffisances diverses, du marché de bitumage de cinq artères de la capitale. Mais depuis l’avènement de Ngobila à la mairie de la capitale, la firme libanaise remporte tous les marchés ou presque émanant de l’Hôtel de ville avec la même procédure, le gré à gré. De quoi par ces temps-ci intéresser particulièrement l’IGF. Ngobila sous observation de l’IGF?


POLD LEVI MAWEJA.

Commentaires

Répondre