L’Europe fait part de sa colère après le meurtre de l’ambassadeur Attanasio

L’Europe fait part de sa colère après le meurtre de l’ambassadeur Attanasio

Le Parlement européen a fait part de sa colère après le meurtre le mois dernier au nord de Goma, près de la ville de Kanyamahoro, de l’ambassadeur italien au Congo et condamné «avec la plus grande fermeté» cet acte. Lors de cette attaque, deux autres personnes ont été tuées, un officier de la police militaire italienne, Vittorio Iacovacci, 30 ans et le chauffeur congolais Mustapha Milambo.
Dans un communiqué rendu public mardi 16 mars, le Parlement européen exprime sa plus profonde sympathie aux familles des victimes, au gouvernement italien et au personnel national du PAM, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies. Il déplore les pertes de vies humaines et le meurtre de civils innocents.
Le Parlement européen demande une enquête approfondie, indépendante et transparente sur les circonstances entourant ces meurtres. Il salue l’engagement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à ouvrir une enquête et invite le gouvernement congolais et les dirigeants provinciaux à coopérer, en l’espèce, pleinement avec les autorités italiennes et les Nations unies.
Le Parlement européen souligne qu’il est de la responsabilité première du gouvernement congolais d’assurer la sécurité sur son territoire et de protéger ses habitants tout en préservant le respect de l’état de droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris la protection contre les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Le voyage de l’ambassadeur italien dans l’une des régions les plus dangereuses du pays pour visiter un projet scolaire dans un village, reste au centre de débats, le diplomate n’ayant pas fait montre de clarté. Son épouse avait déclaré, lors des obsèques aux médias italiens que son mari avait été «piégé par un proche de la famille».
«Aujourd’hui, l’Italie pleure la perte de deux de ses fils et embrasse leurs familles», avait réagi dans une déclaration le ministre italien des affaires étrangères, Luigi Di Maio, exprimant son «grand choc et son immense chagrin» face à ces meurtres «brutaux». «Tous les efforts seront faits pour faire la lumière sur ce qui s’est passé», avait ajouté Di Maio. L’attaque serait une tentative d’enlèvement, selon les responsables du parc national des Virunga, situé près du site de l’attaque qui s’est produite vers 10h15’ locale.

avec AGENCES.

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