L’IGF frappe fort

L’IGF frappe fort

Ce journaliste d’investigation fait de grandes annonces sur sa chaîne.

Est-ce l’heure des cols blancs et des cravates…?  Un journaliste youtubeur congolais connu pour sa grande liberté de ton – un vrai lanceur d’alerte – dit avoir fait un rêve. En réalité, une façon pour celui que l’on surnomme «Sango» (prêtre) pour la soutane qu’il porte quand il officie sa messe, de délivrer une information, de faire des annonces sur ce type de médias alternatifs passés depuis peu au Congo et qui attirent en Occident de plus en plus de politiques à la recherche d’autres façons de s’adresser aux populations surtout jeunes. Si israël Mutombo cite mot à mot un nom, le journaliste égrène des entreprises (Congo Airways, FPI, Sonas, SCTP (ex-ONATRA), FONER, etc.) dont les dirigeants seraient dans l’œil du cyclope judiciaire mais aussi des gouverneurs de provinces (Kongo Central, Haut-Katanga, Lualaba, équateur, etc.) qui vont être convoqués «sinon aujourd’hui, au plus tard demain…» par le Procureur Général près la Cour de cassation. Si, à ce jour, un procès sur un dossier IGF a eu lieu, il a visé des seconds couteaux, des porte-flingue. Selon des sources recoupées par Le Soft International, contrairement à la chaleur de l’accueil réservé à certains invités accueillis à l’IGF, la réalité est toute autre. Face à la clameur populaire, la justice congolaise trop sur le gril s’apprête-t-elle à aider et à crédibiliser les enquêtes de l’Inspection Générale des Finances en frappant un grand coup? 

Il est connu pour sa grande liberté de ton. Il passe pour un lanceur d’alerte. Ce qui lui vaut parfois quelques bisbilles avec les services. Le journaliste youtubeur congolais Israël Mutombo a, il y a 72 heures, choisi de faire une grande annonce devenue depuis virale. Sur sa chaîne de télévision en ligne Bosolo na Politik, celui qui ouvre plusieurs portes des acteurs politiques a fait part d’un rêve.

«J’ai fait un rêve, la nuit précédente, aux environs de 3 heures du matin. Je peux me tromper mais ce rêve a été explicite. J’ai vu des images de personnalités être convoquées par le Procureur général près la Cour de cassation», a-t-il, en substance, fait part.

liberté de ton et de temps.

Il parle d’un homme qui s’est moqué récemment de l’IGF, l’Inspection Générale des Finances en se faisant entourer de quelques journalistes bien sélectionnés. Puis, de prononcer un nom, le plus clairement. Puis, les entreprises dont les dirigeants dans l’œil du cyclope judiciaire vont être convoqués «sinon aujourd’hui, au plus tard demain…».

Appelé «Sango» (prêtre) par la soutane qu’il met quand il officie sa messe, c’est une façon originale choisie de délivrer une information, de faire des annonces sur ce type de média…

Dans le monde, ces médias alternatifs passés depuis peu au Congo (Twitch, Clubhouse, Instagram, etc.) attirent de plus en plus de politiques à la recherche d’autres manières de s’adresser aux citoyens, aux plus jeunes surtout.

En France, l’ancien président de la République François Hollande et l’actuel premier ministre Jean Castex, ainsi que nombre de membres du gouvernement ont investi ces plateformes numériques qui autorisent aux politiques une liberté de ton et de temps plus large que les médias classiques.

Israël Mutombo n’a fait aucun rêve. Il a été au contact d’une primeur via des sources qu’il n’a pas voulu citer.

Un droit le plus strict.

Petite plongée dans la norme sur le secret professionnel et la protection des sources.

Le journaliste n’est nullement tenu de divulguer ses sources, sauf, dans certaines conditions, devant une autorité publique, un juge par exemple. C’est le débat entre la notion de protection du secret des sources journalistiques et celle de secret professionnel, celui-ci est une obligation, l’autre une protection. Dans le premier cas, il est interdit de dire, dans le second cas, il est permis de ne pas dire.

«La protection des sources journalistiques est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse (…). L’absence d’une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d’aider la presse à informer le public sur des questions d’intérêt général. En conséquence, la presse pourrait être moins à même de jouer son rôle indispensable de «chien de garde» et son aptitude à fournir des informations précises et fiables pourrait s’en trouver amoindrie », théorise-t-on.

le sérieux du journaliste.

Le journaliste youtubeur a eu accès à une information en optant, de son propre chef ou, pourquoi pas, après réquisition d’anonymat par son informateur, de ne pas citer sa source. Quand Israël Mutombo cite des entreprises publiques (Congo Airways, FPI, Sonas, SCTP (ex-ONATRA), FONER, etc.), il est sérieux.

Le grand patron de l’Inspection Générale des Finances Jules Alingete Key n’avait-il pas, lors d’une récente interview, annoncé que sa brigade financière avait été déployée auprès de plusieurs entreprises et cette brigade n’a-t-elle pas plongé dans les livres de certaines provinces, Kongo Central, Haut-Katanga, Lualaba, équateur?

Selon des sources recoupées par Le Soft International, contrairement à la chaleur de l’accueil réservé protocolairement à certains gouverneurs invités à l’IGF, avenue du Haut Commandement, à la Gombe, l’une de ces personnalités s’est retrouvée face à une «horreur». L’IGF lui demandait de justifier une somme de 128 millions de $US non retracée. Des dossiers comme celui de la société EGAL (détournement de 43 millions de $US impliquant la BGFI Bank et un ancien locataire au ministère des Finances) sont en voie d’être fixés par la CENAREF, la Cellule Nationale des Renseignements Financiers que préside l’Avocat général près la Cour de Cassation, Alder Kisula Betika Yeye. Il y a des ministères dans le viseur de l’IGF, l’EPST avec l’arrestation et l’extradition de son ancien titulaire, Willy Bakomba Wilima, la Santé avec des détournements des fonds liés à la lutte des fonds du Covid-19 constatés. Dans un récent communiqué de presse, l’IGF déclare que des prédateurs des Finances publiques avaient planifié « une année 2020 misérable pour les Congolais » sauvés cependant par « les actions de l’IGF ».

Si, à ce jour, un procès sur un dossier IGF a eu lieu, il a visé des seconds couteaux. Est-ce l’heure des cols blancs et de cravates?

D. DADEI.

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