Le D-G du BCECO Matondo Mbungu condamné à dix ans de prison ferme

Le D-G du BCECO Matondo Mbungu condamné à dix ans de prison ferme

Bukanga Lonzo – le fameux parc agro-industriel – commence déjà à faire ses victimes.

Directeur Général du BCeCo, Théophile Matondo Mbungu a été condamné à 10 ans de prison ferme.

Le verdict est tombé mardi 21 septembre 2021 au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe. Le Directeur Général du BCeCo avait été arrêté en juin dernier et transféré à la prison centrale de Makala.

AU BCECO depuis 2010. 

Le BCeCo est un Bureau Central de Coordination des financements des bailleurs de fonds en tête la Banque Mondiale, destinés à la reconstruction du Congo. Il est un service dépendant du ministère des Finances dont un précédent D-G ne fut autre que l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyon Mapon qui, depuis son départ, en 2010, après y avoir exercé sept ans durant, de 2003 à 2010, avait su se choisir un successeur : Théophile Matondo Mbungu.

Dans le projet Bukanga-Lonzo, le BCeCo avait la charge du marché d’électrification. La question porte sur la connivence qui aurait existé dans le cadre de ce marché arraché au BCeCo et atterrit dans le bureau du ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des Finances Patrice Kitebi Kibol Mvul, qui ordonne soudain des décaissements en millions de $US au bénéfice de la firme sudaf AEE POWER SA. Selon le dossier instruit par l’IGF, l’Inspection Générale des Finances, il était reproché à Théophile Matondo Mbungu des faits de surfacturation liés aux travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Bukanga-Lonzo et un détournement présumé de 5 millions de $US de TVA dans le même projet. L’ancien Premier ministre Matata est lui-même poursuivi dans ce même dossier mais devant la Cour constitutionnelle. L’affaire est fixée au 25 octobre proche.

Selon l’Inspection Générale des Finances, il est «l’auteur intellectuel » de la débâcle du projet de Bukanga Lonzo.

«Le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo a été créé en 2014 dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le gouvernement et une Société sud-africaine Africom Commodities. Il devait utiliser 80.000 hectares de terres pour la production de maïs et d’autres cultures. L’État a dépensé près de 300 millions de $US d’argent public dans le projet.

Cependant, trois ans après son lancement, le projet s’effondrait en 2017. Africom invoquait les coûts élevés et le manque de fiabilité des plans et des paiements du gouvernement. En juillet 2018, l’entreprise intentait une action en justice contre la RDC pour non-paiement de ses dépenses. Le gouvernement congolais blâme quant à lui Africom pour cet échec».

Deux autres cités : Ida Kamonyi Naserwa, conseillère du Premier ministre Matata à l’époque de la commission des faits. Interrogée par des OPJ, elle passe aux aveux. «Oui, des paiements furent en effet effectués au compte de la firme sud-africaine AFRICOM». L ouise Munga Mesozi, ministre du Portefeuille à l’époque des faits. Originaire du Sud-Kivu, elle est «Honorable Députée nationale». Citée comme complice dans un incident majeur de morale de gestion, Louise Munga serait visée par la justice, pour n’avoir pas veillé à ce que l’Etat congolais ne libère que la quotité des parts due au capital social des sociétés PARCAGRI SA, SEPAGRI SA et MARIKIN SA. Mêmes graves accusations dans le cas de la firme AFRICOM.

ALUNGA MBUWA.

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