L’AFDC-A lâche son gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje Kasi

L’AFDC-A lâche son gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje Kasi

Ils sont trente-et-un députés du regroupement AFDC-A à s’être désolidarisés du gouverneur très numérique du Sud-Kivu Théo Ngwabidje Kasi en le lâchant publiquement.
Dans un long communiqué du 5 janvier, ces députés, avec leur président de groupe Ngwasi Akilimali, le 1er Vice-président Freddy Bompanze, et le 2ème vice-président Hilaire Kikobya, le rapporteur Solange Masumbuko, dégagent le président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo de toute responsabilité «dans le bilan du gouverneur de province, Théo Ngwabidje Kasi», «contesté par une partie de la population de la province pour diverses raisons».
Faisant état d’«une campagne de dénigrement, des attaques personnelles et autres discours de haine d’une violence particulière entretenus par certains politiciens en mal de positionnement, visant l’Honorable sénateur, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat», «campagne de diffamation (qui) s’articule notamment sur des allégations infondées associant le sénateur Modeste Bahati Lukwebo à tous les maux dont souffre la province du Sud-Kivu», les trente-et-un députés déclarent que «les actes posés par des personnes nommées ou placées à des postes dans le cadre du parti AFDC-A ne peuvent qu’engager leurs auteurs, en tant qu’individus», aucunement «le professeur Bahati Lukwebo Modeste, qui est un homme d’Etat et d’action, soucieux du développement de l’ensemble de la République, et plus particulièrement de la province du Sud-Kivu qui lui tient tant à cœur» et que le professeur Modeste Bahati Lukwebo «ne peut être tenu personnellement responsable de ces manquements qu’il a toujours fustigés et condamnés contrairement à des affirmations contraires de ses détracteurs qui, par jalousie, méchanceté et calomnie lui imputent des choses qu’il ignore totalement».
Ces députés qui, clairement engagent le regroupement politique du président du Sénat, autorité morale de l’AFDC-A, adressent une mise en garde à leurs mandataires dans les institutions. «Très attentif et très sensible à tout ce qui se passe dans le pays, et plus particulièrement dans sa province natale du Sud-Kivu, le professeur Modeste Bahati tient à rappeler aux uns et aux autres qui ont eu à exercer des responsabilités au nom de l’AFDC-A au sein de la province du Sud-Kivu comme sur l’ensemble de la République qu’ils sont redevables envers la population et devront rendre compte. Ils seront évalués et jugés en fonction des résultats de leurs actions au bénéfice de la population. A cet effet, la prolongation ou non des mandats des personnalités concernées dépendra des performances des uns et des autres».

TERRITOIRE DE MWENGA FORTEMET AURIFERE.
Plusieurs scandales ont éclaté dans le Sud-Kivu en lien avec des compagnies minières chinoises accusées d’exploitation illégale dans le Sud-Kivu. Début novembre, une commission d’enquête parlementaire provinciale a formulé de lourds griefs contre des exploitants miniers chinois, accusés notamment de fraude.
«Six sociétés chinoises exploitent illégalement des minerais dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, sans détenir des autorisations viables» et «ne respectent aucune disposition du code minier», selon le rapporteur de la commission d’enquête, le député Kasilembo Wabatinga cité par l’Afp. Pour échapper à la loi, ces entreprises opèrent sous la couverture de coopératives minières regroupant des creuseurs artisanaux tandis que d’autres, détentrices uniquement de permis de recherches, se sont déjà lancées dans l’exploitation industrielle ou semi-industrielle.
Ces sociétés chinoises sont responsables de la «destruction (…) des étangs piscicoles, des champs de paisibles citoyens, des ponts à cause du poids élevé des camions qui transportent leur matériel», a accusé cet élu provincial. «Tous les déchets et produits chimiques utilisés par ces sociétés sont déversés dans les rivières Elila et Ulindi. Une situation qui présente un danger pour l’écosystème et la santé des personnes», a-t-il poursuivi. Des accusations qui pèsent sur le gouverneur Théo Ngwabidje destitué le 2 décembre, avec son gouvernement, par l’assemblée provinciale lors d’une plénière sous tension (28 voix sur 48).
Territoire fortement aurifère, Mwenga peine à produire un kilo d’or alors qu’il aurait dû en produire «plus de 300 kilos», selon les estimations de cette commission parlementaire qui a invité le Sénat à interpeller les ministres des Mines et de la Défense sur «la présence de militaires et de policiers dans des sites d’exploitation minière à Mwenga».
Dans leur communiqué, les trente-et-un députés font état de ces «activités d’exploitation illégale des ressources minières dans le territoire de Mwenga» dans lesquelles des «allégations mensongères associent l’honorable président du Sénat».
Et, «le Groupe parlementaire AFDC-A à l’Assemblée Nationale tient à apporter les éclaircissements ci-après»:
«1. Tout au long de sa carrière politique comme membre de différents gouvernements depuis la IIème République jusqu’à ce jour et comme initiateur et président statutaire de l’AFDC et de l’AFDC-A, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a créé des milliers d’emplois, placé des milliers des jeunes dans les administrations publiques, à travers notamment des nominations à d’importantes fonctions administratives et ministérielles, non seulement à travers la province du Sud-Kivu mais aussi sur l’ensemble du territoire national, tout comme dans plusieurs organismes régionaux et internationaux en dehors du pays. L’implantation solide de l’AFDC-A dans toutes les provinces du pays mais aussi sur tous les continents tient à cette réalité.
2. En tant que président de la société civile congolaise, plus particulièrement lorsqu’il représenta la Société Civile Congolaise, SOClCO au Dialogue Inter-congolais de Sun City, le professeur Modeste Bahati Lukwebo a lutté, de manière significative à l’avènement du processus de démocratisation, à la stabilité des institutions, à la promotion de la bonne gouvernance, à l’unité du pays ainsi qu’à la promotion et à la protection des Droits Humains sur l’ensemble du territoire national. Et ce combat ne l’a jamais quitté.
3. Le professeur Modeste Bahati, comme tout le monde le sait, a joué un rôle de premier plan pour le changement positif à la Conférence nationale souveraine.
4. En sa qualité de chercheur et enseignant depuis les années 80 à ce jour, le professeur Bahati Lukwebo a encadré et formé plusieurs des milliers d’étudiants, professeurs et chercheurs dont certains sont devenus des hauts responsables, aussi bien au niveau national, régional qu’international.
5. Homme d’affaires complet, le professeur Bahati Lukwebo a conçu et initié plusieurs projets porteurs, créateurs d’emplois au profit des citoyens congolais. Dans la province du Sud-Kivu, il y a lieu de mentionner la Cimenterie de Katana, les hôtels Riviera de Bukavu et Goma, Les Plantations de Kabira, Kasheke et Muganzo qui font vivre plusieurs centaines de familles.
6. La réhabilitation du Centre de Recherches en Sciences Naturelles de Lwiro, de la paroisse de Mwanda Katana, l’appui aux hôpitaux de Panzi et de la Fomulac, la création et la mise en place de l’Université du Cinquantenaire de Lwiro qui emploie plusieurs dizaines de chercheurs, professeurs et agents techniques et qui forme des centaines des jeunes dans diverses disciplines spécialisées, l’équipement en lits et matelas de l’hôpital de Mukongola, l’électrification de certains quartiers de Bukavu, la dotation en bus Coaster des grandes équipes de football, le forage d’eau du collège Alfajiri, et du Lycée Cirezi, la construction des ponts reliant certains quartiers de Bukavu, etc., sont autant d’actions à mettre à son actif. Il est donc inimaginable qu’avec tous les investissements faits au Sud kivu, le professeur Bahati Lukwebo travaille contre les intérêts de sa province auxquels il veille comme à la prunelle de ses yeux.
7. L’AFDC-A tient à clarifier la situation, en précisant que les actes posés par des personnes nommées ou placées à des postes dans le cadre du parti AFDC-A ne peuvent qu’engager leurs auteurs, en tant qu’individus. Le professeur Bahati Lukwebo Modeste, qui est un homme d’Etat et d’action, soucieux du développement de l’ensemble de la République, et plus particulièrement de la province du Sud-Kivu qui lui tient tant à cœur, ne peut être tenu personnellement responsable de ces manquements qu’il a toujours fustigés et condamnés contrairement à des affirmations contraires de ses détracteurs qui, par jalousie, méchanceté et calomnie lui imputent des choses qu’il ignore totalement.
8. Très attentif et très sensible à tout ce qui se passe dans le pays, et plus particulièrement dans sa province natale du Sud-Kivu, le professeur Modeste Bahati tient à rappeler aux uns et aux autres qui ont eu à exercer des responsabilités au nom de l’AFDC-A au sein de la province du Sud-Kivu comme sur l’ensemble de la République qu’ils sont redevables envers la population et devront rendre compte. Ils seront évalués et jugés en fonction des résultats de leurs actions au bénéfice de la population. A cet effet, la prolongation ou non des mandats des personnalités concernées dépendra des performances des uns et des autres.
9. Pour montrer l’exemple, le professeur Modeste Bahati Lukwebo a, partout où il a été appelé aux affaires, prôné la bonne gouvernance en laissant une très bonne impression dans la gestion des affaires publiques.
10. A cet effet, en homme épris de justice et de paix, le professeur Modeste Bahati reste ouvert à toutes les suggestions d’où qu’elles viennent, du moment que celles-ci s’inscrivent dans le sens de contribuer à renforcer la cohésion sociale, la paix, la sécurité, l’entente entre les communautés et ses leaders et l’union et la solidarité entre personnalités du Sud-Kivu, quelle que soit leur appartenance politique, tribale régionale.
11. Le professeur Modeste Bahati Lukwebo et l’AFDC-A, appellent à toujours privilégier le dialogue entre tous les acteurs politiques et de la société civile afin d’aplanir les mésententes, de privilégier plutôt ce qui les unit et non ce qui les divise. Le professeur Modeste Bahati lukwebo et l’AFDC-A restent disposés à apporter leur contribution à toute initiative de dialogue, qui, du reste, est salutaire pour le décollage socio-économique de notre bien commun, ce précieux patrimoine qui est la RDC en général et la province du Sud-Kivu en particulier».

D. DADEI.

pix

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *