Six perquisitions à la coquette résidence de Grez-Doiceau et dans des sociétés du Belge Philippe de Moerloose

Six perquisitions à la coquette  résidence de Grez-Doiceau et dans des sociétés du Belge Philippe de Moerloose

Congo Hold-up est loin d’avoir dit son dernier mot. En Belgique, la justice vient de perquisitionner des résidences et des propriétés de l’homme d’affaires belge multi-millionnaire Philippe de Moerloose qui a fait fortune au Congo dans la surfacturation de fourniture des équipements dont le prix est multiplié jusqu’à sept entre le prix de fabrication et celui fourni au Congo.
Faisant suite à l’enquête « Congo Hold-up », une enquête judiciaire a été ouverte en Belgique pour des soupçons de « corruption d’agents publics étrangers ».

742 MILLIONS DE $US D’EQUIPEMENTS VENDUS.
L’homme d’affaires belge multi-millionnaire Philippe de Moerloose a été perquisitionné – à son domicile et dans ses sociétés belges – le 14 juin au matin.
C’est une visite impromptue dans la superbe demeure du multimillionnaire belge Philippe de Moerloose, à Grez-Doiceau, dans le Brabant wallon.
Des officiers de l’OCRC, l’Office Central pour la Répression de la Corruption, sur mandat d’un juge d’instruction de Nivelles, banlieue de Bruxelles, ont procédé à une perquisition dans le cadre d’un dossier fédéral ouvert pour « corruption privée d’agents publics étrangers ».
Philippe de Moerloose est soupçonné d’avoir vendu des équipements au Congo à des prix exorbitants en multipliant jusqu’à sept entre celui de fabrication et celui fourni au Congo.
Des enquêteurs de l’Office Central pour la Répression de la Corruption ont perquisitionné six adresses liées à l’entrepreneur belge et cela dans le cadre d’une enquête judiciaire sur la corruption de fonctionnaires congolais, affirme le journal belge flamand De Standaard. Le parquet fédéral confirme que des perquisitions ont été menées dans trois entreprises et dans trois domiciles privés, mais n’a pas souhaité commenter davantage.
La justice belge a ouvert une enquête pour « corruption » visant l’homme d’affaires Philippe de Moerloose, qui a vendu pour 742 millions de $US d’équipements au Congo à des tarifs exorbitants.
Le porte-parole du parquet fédéral rapporte néanmoins que les perquisitions et l’information judiciaire ont été menées, entre autres, après la série d’articles «Congo hold-up», des papiers d’investigation publiés par De Standaard, Le Soir et les partenaires médiatiques de European Investigative Collaborations (EIC). Cette série révèle comment De Moerloose aurait amassé une fortune au Congo en facturant des prix exorbitants pour la vente de tracteurs, de camions et d’autres équipements industriels à l’État congolais. Selon De Standaard, la justice belge enquête sur deux contrats récents conclus entre une société de De Moerloose et l’État congolais, concernant notamment la fourniture de tracteurs, moissonneuses et autres équipements lourds au ministère congolais de l’Agriculture. Les contrats ont été signés en 2018 et 2019 et ont ensemble une valeur de 139 millions de $US.
Les marges bénéficiaires sur ces contrats sont inhabituellement élevées, selon une enquête effectuée par De Standaard dans le secteur. Des moissonneuses à maïs achetées pour 64.000 $US auraient ainsi été revendues par De Moerloose à l’État congolais pour 456.000 $US. «Nous ne pouvons que confirmer que six perquisitions ont eu lieu», a déclaré le porte-parole du parquet fédéral Eric Van Duyse. «Il s’agit de perquisitions domiciliaires dans trois domiciles privés du Brabant wallon, deux entreprises du Brabant wallon et une entreprise de Bruxelles. Personne n’a été interpellé. L’enquête est menée par un juge d’instruction de Nivelles».

avec AGENCES.

 

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