Le ministre fugitif Willy Bakonga jugé en flagrance

Le ministre fugitif Willy Bakonga jugé en flagrance

L’ex-ministre PPRD-FCC Willy Bakonga Wilima était jeudi 29 avril

face à un magistrat du parquet général près la Cour de cassation en pleine

audition sous le régime de flagrance. Il avait été acheminé vers Kinshasa la veille mercredi 28 avril depuis la capitale voisine Brazzaville. La DGM, la Direction Générale de Migration, l’avait gardé pour l’entendre après qu’il eût passé la frontière sous une fausse identité – une carte d’électeur d’un certain Jean Bokolo Nkumu, né le 16/16/1963 (oui le 16/16/1963) à Kinshasa, résidant sur Bambile n°63/Cartoum, Commune de Ngiri Ngiri, à Kinshasa avant de le transférer jeudi dans l’après-midi au parquet général près la Cour de cassation. Arrêté à Brazzaville le 20 avril en fuite pour l’Europe alors qu’il était invité à comparaître après des accusations de détournement des deniers publics par l’IGF, l’ancien ministre dont des images le montrent sur les réseaux sociaux très bling-bling en compagnie de sa fratrie face à un impressionnant parc automobile, a été acheminé sur base d’une coopération de police de frontière entre les deux capitales. Son cas semble encore s’être aggravé.

La banque TMB paie dans l‘illégalité 150.000 $US à ses guichets

Des informations diffusées ces derniers jours sur des sites en ligne – qui ne rapportent pas toujours que des balivernes – font état du fait que le ministre honoraire de l’EPST Willy Bakonga Wilima s’est fait servir 150.000 $US à un guichet de la banque TMB, la Trust Merchant Bank – souvent citée dans des opérations de prévarication – avant de passer le fleuve par la pirogue vers Paris par Brazzaville sous une fausse identité où il s’est fait descendre d’un vol en partance pour la capitale française. Depuis, le ministre extradé est détenu par les services judiciaires attendant d’être fixé sur son sort. Lors de son procès, il pourrait notamment être interrogé sur l’origine des fonds trouvés sur lui.

L’ACP déclare se conformer à la loi.

Côté ACB, dans un communiqué daté du 2 avril dernier, l’Association Congolaise des Banques déclare se conformer à la loi (n°04/016 du 19 juillet 2004 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi qu’aux instructions n°15 relatives aux normes prudentielles en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme» et «l’Instruction  15 bis modification n°3 du 11 septembre 2020 de la Banque Centrale du Congo relative au respect du seuil maximal de 10.000 $US,00 ou de son équivalent en espèces ou par titre au porteur dans le cadre de la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme».

Ce communiqué signé par Henry Wazne, président a.i de l’ACB et par Célestin Tshibwabwa, Secrétaire général précise que cette mesure s’applique «à toutes les personnes physiques, personnes morales, organisations non gouvernementales, entreprises d’état, institutions gouvernementales, des provinces et des entités territoriales décentralisés sans aucune exception». Récemment, la BCC a déploré le fait que les banques commerciales du pays ne respectaient pas toujours ses instructions.

ALUNGA MBUWA.

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