Le PIB congolais chute de 4,4% à 1,7%

Le PIB congolais chute de 4,4% à 1,7%

Au total, aucune mobilisation de recettes hier comme aujourd’hui du Trésor public, pas une réforme fiscale quelconque, trop de dépenses peu pertinentes – en français facile, trop de paiements à des firmes étrangères, trop d’exonérations monnayées, etc. C’est le bilan d’une gouvernance Sylvestre Ilunga Ilunkamba pendant près de deux ans qui ressort de la revue de la BCC, la Banque Centrale du Congo, «évolution récente de la conjoncture économique», datée avril 2021.

Quand il rend le tablier au chef des Warriors, Jean-Pierre Sama Lukonde Kyenge, les estimations de la croissance économique congolaises effectuées par la CESCN, la Commission des Études Statistiques et des Comptes Nationaux, et sur base des réalisations de la production à fin décembre 2020, notent un ralentissement de l’activité économique, sur fond certes des mesures visant à contenir la propagation de la pandémie de covid-19. En effet, la croissance du PIB réel s’est située à 1,7% contre 4,4% réalisée en 2019.

Pour rappel, les estimations initiales de la croissance 2020, principalement celles effectuées au premier et deuxième trimestre 2020, renseignaient une contraction de l’économie congolaise 2,4% et 1,7% respectivement. Cependant, avec l’assouplissement des mesures de restrictions, l’activité économique s’est redressée au troisième trimestre, attestée par croissance estimé à 0,8%. Cette croissance tient principalement de la performance du secteur minier, à la faveur des mesures de cantonnement des ouvriers dans les mines ainsi que de la bonne tenue des cours mondiaux des produits intéressant l’économie congolaise (notamment le cuivre, principal produit d’exportations).

Par ailleurs, le repli de l’activité économique observé au niveau du PIS hors mines atteste la persistance des effets de la pandémie sur l’économie congolaise en 2020. En terme réel, l’évolution du PIS, qui exclut la production des industries extractives, indique une récession de 1,3% en 2020 contre une croissance de 5,8% en 2019.

L’analyse sectorielle de la croissance indique que l’activité économique est portée essentiellement par le secteur primaire, avec une contribution à la croissance de 3,09 points de pourcentage.’ Le secteur tertiaire quant à lui, a contribué de 0,08 point à la croissance, Le secteur secondaire a plombé la croissance, attesté par une contribution de 0,82 point.

Le dynamisme du secteur primaire est consécutif à la vigueur des activités de la branche

«Extraction», laquelle a contribué de 2,70 points à la croissance alors que la contribution de la branche «Agriculture, foret, élevage, chasse et pêche», n’est que de 0,39 point. L’amélioration de la contribution de l’industrie minière à la croissance est consécutive, entre autres, à la politique de cantonnement des travailleurs dans zone de production durant l’état d’urgence sanitaire, afin de maintenir le rythme de production, et au maintien des cours de métaux à des niveaux confortables. Pour ce qui est du secteur secondaire, il a contribué négativement à la croissance de 0,82 point de pourcentage contre une contribution positive de 1,55 point en 2019. Cette situation est attribuable à la contre-performance des branches «Bâtiment et travaux publics» et « industries manufacturières». S’agissant du secteur tertiaire, sa faible contribution à la croissance, soit 0,80 point venant de 2,12 en 2019, résulte essentiellement de la contraction de 0,48 et 0,43 point observée respectivement dans les branches «Commerce» et «Autres services hors administration Publique». Cependant, la branche «Transport et Télécommunication» a contribué positivement à la croissance de 1,16 point, suite au dynamisme de la sous-branche «Télécommunication». Au mois de mars 2021, les résultats de l’enquête effectuée auprès des chefs d’entreprises révèlent la confiance de ces derniers quant à l’évolution de la conjoncture économique à court terme, En effet, le solde brut d’opinions s’est établi à + 15,6% après +14,1% le mois précédent.

À la troisième semaine du mois d’avril, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,119%, en rythme hebdomadaire, venant de 0,081% à la semaine précédente, En cumul et en glissement annuels, le taux d’inflation s’est établi respectivement à 1,321% et 14,703%, À condition inchangée il se situerait à 4,655 % à fin décembre 2021 face à un objectif de moyen terme de 7,0%.

Au 16 avril 2021, le Plan de Trésorerie de l’État renseigne un excédent de 199,7 milliards de CDF, résultant d’un niveau des recettes de 388,3 milliards et celui de dépenses de 188,5 milliards, Les recettes mobilisées ont représenté 38,9% de leur programmation mensuelle, provenant, principalement de la DGI et la DGDA.

S’agissant des dépenses, elles ont été exécutées à hauteur de 22,7 % de leurs prévisions mensuelles chiffrées à 831,2 milliards de CDF. Il y a lieu de relever qu’à la date sous revue les décaissements en faveur des dépenses courantes et celles en capital ont représenté respectivement 15,5 % et 35,1 % de leurs prévisions mensuelles, Concernant particulièrement la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État, sur une enveloppe mensuelle de 450,0 milliards de CDF, le Trésor n’a décaissé que 19,6 milliards. En cumul annuel, au 16 avril 2021, la balance du Compte Général du Trésor affiche un excèdent de 213,5 milliards de CDF. En outre, il convient de relever que les OP! en attente de paiement à la BCC s’élèvent à 550,1 milliards de CDF à fin mars 2021, dont 39,8 milliards au titre des salaires et 33,8 milliards d’arriérés de la dette extérieure.

Pour rappel, au 31 mars 2021, l’exécution des opérations financières de l’État s’est clôturée par un déficit de 18,7 milliards de CDF, consécutivement aux recettes de l’ordre de 832,2 milliards de CDF contre des dépenses de 850,9 milliards. Comparativement à la période correspondante de 2020, les recettes et dépenses ont enregistré’ des accroissements respectifs de 59,0% et 40,9% respectivement, malgré un contexte caractérisé par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Facteurs de risque au deuxième trimestre 2021: la faible mobilisation des recettes, l’arrêt des émissions des valeurs du Trésor depuis le mois de mars, l’accroissement des demandes de paiements en procédure d’urgence et les décaissements attendus relatifs aux frais d’installation du nouveau Gouvernement constitueraient les principaux facteurs de risque susceptibles d’accentuer la pression sur les finances publiques au deuxième trimestre 2021.  De même, le ralentissement de l’activité économique observé en 2020 et’ les avances perçues par le Trésor auprès des miniers, d’un import de 262,7 milliards de CDF, devraient également peser sur les rentrées des recettes attendues.

Au 15 avril 2021, la majorité des cours des produits de base intéressant l’économie congolaise ont affiché des hausses hebdomadaires telles que l’indiquent les tableaux ci-dessous:

Pétrole brut.

Sur le marché de Londres, le baril a enregistré une hausse hebdomadaire de 6,69 %, se fixant à 67,02 USD soutenu principalement par des solides indicateurs économiques aux USA qui laissent entrevoir une hausse de la demande.

Cuivre.

Hausse hebdomadaire de 0,33% de la tonne du cuivre, établi à 9.011,00 USD sur le London Metal Exchange, Le programme de relance de l’Administration américaine laisse entrevoir des fortes hausses du cours du cuivre dans les prochains jours.

Cobalt et Or.

Le cours du cathode (99,80%) s’est maintenu à son niveau de la semaine passée soit 55.629,14 U5D,

Le 15 avril 2021 l’once s’est fixé à 1.738,53 USD, pratiquement son niveau de la semaine passée, affichant une baisse hebdomadaire de 0,01%.

Produits agricoles.

Les cours du blé et du maïs ont enregistré, en rythme hebdomadaire, des hausses respectives de 3,98% et 1,77%, se fixant à 653,75 Cts le boisseau et 216,91 USD la tonne. Ces hausses tiennent principalement des perspectives d’une augmentation de la demande principalement chinoise ainsi qu’à des conditions métrologiques non favorable

à la culture dans les grandes zones de production aux USA.

Balance commerciale.

La situation provisoire fait état d’un accroissement de 59,55 % du volume des échanges

à fin mars 2021 par rapport à la période correspondante de 2020.

L’excédent du compte des biens a représenté 2,5% du PIS contre 2,2% à la période correspondante de 2020.

Cette hausse de l’excédent s’explique principalement par un accroissement sensible de la hausse des cours, sur le marché international, des principaux produits miniers et métallurgique exportés par la RDC au cours de la période sous analyse.

Marché des changes.

Poursuite de la stabilité sur les deux segments du marché des changes.

Au 16 avril 2021, il s’observe en rythme hebdomadaire, une dépréciation de la monnaie nationale de 0,12% à l’indicatif contre une appréciation de 0,37% au parallèle par rapport au dollar américain.

Le cours de change s’est fixé à 1.985.79 CDF le dollar à l’interbancaire et 2.016,67 CDF

au parallèle.

Ce comportement s’explique notamment par:

• Une meilleure régulation de la liquidité bancaire par la Banque Centrale;

• Le respect des engagements du pacte de stabilité entre le Gouvernement et la

Banque Centrale;

• L’absence d’un choc majeur sur le marché des biens et services.

Réserves de change.

Au 15 avril 2021, les réserves de change se sont situées à 505,82 millions de USD, correspondant à 2 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.

Secteur monétaire.

Cette section analyse l’évolution hebdomadaire des agrégats monétaires, l’orientation des instruments de la politique monétaire de la BCC, le comportement du marché monétaire et des facteurs de la liquidité bancaire, ainsi que la situation des émissions monétaires.

Au 15 avril 2021, la base monétaire a enregistré une baisse de 40,3 milliards de CDF par rapport à la semaine dernière, pour se situer à 3.983,0 milliards de CDF.

Analyse de contreparties:

• Cette diminution résulte de la contraction des AINs de l’ordre de 63,0 milliards, provenant essentiellement du crédit net à l’Etat qui a baissé 157,0 milliards.

• La décroissance de la monnaie centrale est localisée au niveau des dépôts des banques commerciales qui ont régressé de 41,6 milliards.

Masse monétaire.

La masse monétaire, quant à elle, a enregistré une hausse hebdomadaire de 1,2 milliard de CDF, s’établissant à 20.105,4 milliards de CDF.

• Cette progression de la masse monétaire est expliquée par un accroissement des avoirs extérieurs nets de 22,6 milliards tandis que les avoirs intérieurs nets ont reculé de 21,4 milliards de CDF.

• Cette croissance est localisée en grande partie au niveau de la monnaie (Mi) à hauteur de 1,0 milliard de CDF.

Instruments de politique monétaire.

• Révision à la baisse du taux directeur de 5,0 points de pourcentage à 10,5 %, en raison des perspectives économiques favorables, notamment le ralentissement du rythme de formation des prix, et ce, en vue de réduire le coût de refinancement aux banques.

• Les coefficients de la réserve obligatoire appliqués sur les dépôts en devises à vue et à terme sont maintenus respectivement à 13,0% et 12,0% et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 0,0%.

Au 15 avril 2021, la réserve obligatoire s’est située à 1.764,4 milliards de CDF.

• Au 14 avril 2021, l’encours du Bon BCC a été maintenu son niveau de la semaine passée, soit 10,0 milliards de CDF uniquement pour la maturité de 7 jours. Les deux autres maturités de 28 et 84 jours ont un encours nul. Le coût hebdomadaire du Bon BCC s’est établi à 15,6 millions de CDF, portant le cumul annuel à 226,3 millions.

Marché monétaire.

Au 15 avril 2021,le guichet des prêts à court terme

• Le volume mensuel de refinancement s’élève à 422,0 milliards de CDF,

portant le cumul annuel à 3.648,0 milliards de CDF.

• Le volume hebdomadaire et mensuel des opérations est respectivement de 20,0 milliards et de 107,0 milliards de CDF. En cumul annuel, le volume s’est établi à 246,5 milliards de CDF.

• Au 15 avril 2021, les avoirs libres des banques se sont fixés à -394,8 milliards de CDF, en baisse hebdomadaire de 41,6 milliards;

• Il convient de noter que les avoirs libres des banques sont restés négatifs depuis le mois de juillet 2020, et ce, dans un contexte de la gestion sur base caisse ayant consacré le non financement monétaire de déficits de l’État. À ce jour, le compte courant des banques se situe à 1.369,7 milliards de CDF.

• L ‘interaction entre les facteurs autonomes et institutionnels révèle une ponction annuelle de liquidité de l’ordre de 70,1 milliards de CDF contre une ponction programmée de 13,3 milliards;

• La programmation monétaire renseigne une ponction de 77,0 milliards de CDF par les facteurs autonomes, en raison de la baisse des AINs sous l’effet majeur du CNE de 145,7 milliards de CDF;

• Les facteurs institutionnels entrevoient des injections à travers l’encours Bon BCC et l’encours de refinancement respectivement de 10,0 milliards et 180,0 milliards alors que l’instrument réserve obligatoire devrait ponctionner 126,3 milliards de CDF.

• Les facteurs autonomes ont ponctionné 0,8 milliard de COF contre une ponction programmée de 77,7 milliards de CDF, impulsés principalement par les AENs à hauteur de 935,3 milliards alors que les AINs ont injecté 934,5 milliards, sous l’impulsion des créances sur les banques et les APNs, respectivement de 281,8 milliards et 777,4 milliards de CDF.

• Au niveau des facteurs institutionnels, les instruments de la politique monétaire de la BCC ont ponctionné 69,2 milliards contre une injection programmée de 63,7 milliards de CDF. La ponction des facteurs institutionnels a été opérée à travers la réserve obligatoire à hauteur de 169,7 milliards CDF, contrebalancée par les injections de l’encours de refinancement et du Bon BCC respectivement de 95,4 milliards et 5,0 milliards de CDF.

• Au 15 avril 2021 : Émissions nettes cumulées se sont situées à -93,6 milliards de CDF, tenant des émissions de 88,5 milliards et de destructions de 182,0 milliards.

• Les billets recyclés sont évalués à 876,3 milliards de CDF dont 68,3% en provinces.

• Aucun montant de l’appel d’offre n’a été préalablement déterminé par le Ministère des Finances depuis le 09 mars 2021;

• Encours Bons du Trésor: 73,5 milliards de CDF;

• Coût cumul annuel Bon à 3 mois: 4,3 milliards de CDF.

Sur les marchés extérieurs, dans ses perspectives régionales consacrées à l’Afrique subsaharienne, le Fonds Monétaire International indique que l’économie de la région devrait connaitre une reprise plus lente que celle observée dans d’autres régions du monde. Cette situation s’explique principalement par une marge de manoeuvre budgétaire et monétaire réduite, dont disposent plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, ainsi que par l’accroissement des incertitudes qui pèsent sur les perspectives actuelles.

En effet, le FMI table sur une progression de l’économie de la région de 3,4% en 2021, après une contraction de 1,9 % enregistrée en 2020 suite aux effets négatifs de la pandémie. Cette croissance serait impulsée par l’augmentation des exportations et des cours des produits de base, ainsi que la reprise de la consommation des ménages et de l’investissement privé. Toutefois, le rapport révèle que la production par habitant ne devrait retrouver son niveau de 2019 qu’après 2022.

Par ailleurs, la reprise de la région demeure exposée à des incertitudes importantes, notamment celles liées à la pandémie et aux financements extérieurs (privés et publics). S’agissant de la trajectoire de la pandémie, l’Afrique a été fortement touchée par le deuxième vague de contamination et pourrait connaitre des épisodes de cette maladie avant que des vaccins ne deviennent accessibles à tous. À cet effet, les gouvernements devraient fournir des efforts considérables pour sauver les vies, notamment en augmentant les dépenses de santé par le renforcement des systèmes de santé et des conditions indispensables à une campagne de vaccination. D’après le FMI, le coût de la vaccination de 60 % de la population serait très élevé, correspondant à une augmentation des dépenses de santé existantes de près de 50%. Pour ce qui est du soutien à l’économie, les dirigeants devraient prioriser l’élargissement budgétaire en accroissant les recettes intérieures et en améliorant les cadres budgétaires. En outre, compte tenu du potentiel de la’ région, les gouvernements devraient engager, de manière urgente, des réformes ambitieuses et porteuses de transformations, notamment l’accroissement des recettes, la transformation numérique, l’intégration commerciale, la transparence et la gouvernance. Pour les économies caractérisées par une vulnérabilité aux chocs exogènes, il est nécessaire de privilégier les réformes qui renforcent la résilience aux chocs, en mettant l’accent sur les secteurs les plus porteurs de croissance et d’emploi. S’agissant des développements économiques récents dans certaines régions, il y a lieu de relever en substance ce qui suit:

Dans la zone euro, l’Office européen des statistiques a confirmé les données sur l’inflation du mois de mars 2021. En effet, les prix ont augmenté de 1,3%, en rythme annuel, soit le niveau d’inflation le plus élevé depuis janvier 2020, alimenté par la hausse des coûts des services et de l’énergie. Par contre, l’inflation sous-jacente annuelle est tombée à 0,9% en mars 2021 après s’être établie à 1,1% le mois précédent. Pour rappel, la Banque centrale européenne (BCE) s’est fixé comme objectif un taux d’inflation légèrement inférieur à 2%. Cependant, en raison d’effets de base défavorables et de facteurs exceptionnels, la BCE s’attend à une poussée inflationniste temporaire au-delà de ce seuil en 2021. Aux États-Unis, les résultats préliminaires de l’enquête menée par l’Université de Michigan ont révélé une hausse de sentiment des consommateurs au mois d’avril courant, attesté par son indice de 86,5 contre 84,9 le mois précédent et 89,6 anticipé par le marché. Ces résultats tiennent de l’amélioration des conditions économiques actuelles, tandis que les perspectives économiques futures sont restées inchangées. En effet, les consommateurs anticipent une croissance économique rapide et une baisse du chômage, avec le programme de relance économique adopté par le Congrès.

Par ailleurs, d’après les données rendues public par le Département américain du Travail, le mois de mars a été marqué par une accélération de l’inflation, portée par de facteurs temporaires tels que la hausse des tarifs du pétrole.

En effet, l’indice des prix à la consommation (CPI) est ressorti à +0,6% en comparaison du mois de février 2021 et une prévision de +0,5%. En glissement annuel, le CPI s’est établi à +2,6%. Hors produits alimentaires et énergie, il a progressé de 0,3% contre 0,1% un mois plus tôt et de 1,6% sur un an.

En Chine, les chiffres publiés par le Bureau national des statistiques renseignent une légère progression de l’économie chinoise au premier trimestre 2021 de 0,6% alors qu’elle avait progressé de 3,2% au trimestre précédent. En effet, il s’agit d’un taux de croissance le plus faible depuis la contraction de 9,3% enregistrée au premier trimestre 2020. En glissement annuel, l’économie a progressé de 18,3%, soit la plus forte expansion depuis 1992, portée par le renforcement de la demande intérieure et mondiale ainsi que la poursuite du soutien budgétaire et monétaire.

Par ailleurs, l’Institut table sur un taux de croissance de 6,0 % en 2021 contre 2,3 % en 2020. En Afrique, la conjoncture économique reste marquée par la crise sanitaire et ses effets

sans précédent sur l’économie. Au Nigéria, le taux d’inflation annuel s’est établi à 18,17% au mois de mars 2021, soit son niveau le plus élevé depuis près de 19 mois, alimenté principalement par la baisse des cours mondiaux du pétrole ainsi que la dépréciation de la monnaie nationale (le Naira). En rythme mensuel, les prix à la consommation ont augmenté de 1,56% après une hausse de 1,54% le mois précédent. Par ailleurs, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 22,95%, soit le pic jamais atteint depuis près de seize (16) ans.

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