Les populations de Ngomba Kinkusa à Ngaliema lancent un SOS pour sauver leur quartier

Les populations de Ngomba Kinkusa à Ngaliema lancent un SOS pour sauver leur quartier

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1575|JEUDI 16 FÉVRIER 2023.

Elles lancent un SOS à qui peut, à qui veut les entendre. Pour les populations du quartier de Ngomba Kinkusa, à un jet de pierre de l’UPN, l’Université Pédagogique Nationale, sur la route nationale n°1, à un jet de pierre du camp militaire Badiadingi et de son ex-champ de tir, dans la commune de Ngaliema, à Binza autrefois huppé, c’est désormais le SOS, le Save Our Souls (Sauvez nos âmes).

Femmes et hommes qui peuplent ce quartier ont désormais les yeux rivés vers le Président de la République, Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et de son épouse, la Première Dame du pays, Denise Nyakeru Tshisekedi. Eux seuls peuvent désormais prendre l’initiative forte en instruisant les services de l’État, le ministère des Infrastructures et des Travaux Publics, l’Office des Voiries et Drainages, OVD en sigle, l’Hôtel de ville de Kinshasa et, le cas échéant, des entreprises privées qui ne manquent pas ni dans le pays, ni dans la ville.

LES QUESTIONS QU’ON SE POSE.
Que de cris d’alarme lancés ! Que de courriers partis auprès de ce ministère et à l’OVD restés sans suite !
Dans ce quartier qui comptent pas moins de 50.000 âmes, il y a désormais au moins sept têtes d’érosion qui, à chaque pluie, font trembler les familles. Que de maisons emportées par les eaux de pluie et désormais ensevelies sous terre. Les avenues directement visées ?
Avenue Colonel Mika, avenue Mupwela, avenue Landu, avenue Mukanya, avenue Nzita, avenue Bongambo, avenue Maluti, ave-nue Lotisse, avenue Bahumbu, etc.
À la place Wangu plus en haut, vers où tout le trafic se concentre pour se rendre en ville, lorsqu’il pleut, la place devient impraticable. Les piétons doivent se doter de bottines pour traverser des lacs d’eau qui se constituent à cet endroit, du fait parfois certes des habitants qui ne peuvent canaliser les eaux de pluie dans leurs parcelles, suite à l’absence d’un système de drainage d’eau de pluie.
Faut-il déplacer ces populations et les loger ailleurs ou faut-il, au contraire, que l’État engage la lutte contre ces érosions qui détruisent des vies et qui, en avançant à chaque pluie, finiront par emporter le quartier Télécoms jusqu’à l’UPN, sur la route de Matadi ? Existe-t-il une politique d’urbanisation de nos quartiers ? Ce sont les questions que se posent les habitants. En attendant, les populations de ce quartier ont décidé de se mettre debout et de se prendre en charge.
Jeudi 9 février dernier, sous la conduite d’une riveraine, Mme Marceline Nyomo, le quartier s’est réveillé dès 4 heures du matin, s’est mobilisé, a marché, et a lancé des appels au secours face à diverses maisons fissurées et qui attendent d’être emportées lors des prochaines pluies.
Des comités de soutien et des groupes WhatsApp ont été constitués pour garder les riverains en contact et échanger des informations.
Si certains de ces travaux peuvent être entrepris par les habitants eux-mêmes, comme l’achat ou la pose de sacs de sable ou la plante de bambous, seul l’État est en mesure de lancer un programme avec de gros engins avec pour objectif de sauverNgomba Kinkusa.
Les avenues les plus concernées sont Mukanya, Mika, Bongambo, etc., que traverse peut-être l’érosion la plus menaçante et où des maisons basses ou en étage ont déjà été emportées.

ALUNGA MBUWA.

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