La journaliste Melya Malundama prend part au salon du livre africain à Paris

La journaliste Melya Malundama prend part au salon du livre africain à Paris

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.

Le Soft International n°1581|MARdi 2 MAI 2023.

 

En marge de la Journée Mondiale du Livre, la ville de Paris a honoré mi-mars la littérature africaine avec l’organisation à la mairie du VIème arrondissement de la IIème édition du Salon du Livre Africain de Paris 2023 avec le concours des maisons d’édition L’Harmattan, Présence Africaine, Livres des 2 Rives, de l’Institut Français, etc.

Une événement qui a réuni 200 écrivains et auteurs ainsi que 60 éditeurs et librairies venus d’horizons lointains pour mettre en exergue les talents littéraires africains. «Sur le salon de cette année, nous avons la présence d’un nombre important de pays africains, contrairement à la précédente édition où nous étions en pleine période Covid-19», explique le directeur du salon, le Français Érick Monjour.

 

« LE LIVRE FIXE LA CULTURE ».

« Cette année, nous avons des éditeurs qui viennent d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Sénégal, du Mali, de la Guinée, bien entendu puisque c’est le pays invité d’honneur. Des éditeurs ivoiriens, gabonais, congolais et de la République Démocratique du Congo. Donc, on est vraiment sur une pluralité culturelle et je dois dire essentiellement francophone. L’un des aspects les plus importants de ce salon, c’est son ouverture aux jeunes de la diaspora qui se lancent dans l’autoédition. Parmi eux, « il y a des pépites », poursuit Erick Monjour.

Pendant trois jours, du 17 au 19 mars 2023, les auteurs africains se sont livrés à Paris à des expositions de différentes œuvres littéraires, ont donné des conférences, animé des débats, participé à des séances de dédicaces chacun dans sa thématique. Yasmina Kadhra, Souleymane Bachir Diagne, Djaïli, Amadou Amal, Nimrod, Fawzia Zouari et Eugène Ebodé, étaient là. La direction du salon a présenté cet événement comme une opportunité de réunir les auteurs africains de la diaspora et ceux qui viennent d’Afrique.

Du fait de la montée en flèche de sa littérature ces dernières années, la Guinée Conakry avait été choisi comme le pays invité d’honneur représenté par des écrivains comme le prix Renaudot 2008, Tierno Monénembo, le pionnier du roman francophone africain Williams Sassine, ou encore Mariama Barry, auteure de romans jeunesse. Le conseiller régional de l’Île de France et maire du VIème arrondissement Jean-Pierre Le Coq qui a accueilli le salon a loué la littérature africaine qui brille de plus en plus par des œuvres d’auteurs et par des écrivains récompensés par des prix prestigieux ces dernières années à la suite de leur qualité, leur inventivité et leur originalité.

La journaliste congolaise, écrivaine et auteure, rédacteure en chef et présentatrice vedette sur la chaîne congolaise Univers Télévision, Julie Melya Bobwa Malundama, a pris une part active à ce salon.

Elle a porté haut le drapeau du pays par ses interventions, un réel éveil de conscience du continent qui doit réécrire son histoire par le renforcement et la promotion de sa littérature car, dit-elle, « si la parole véhicule la culture, le livre fixe la culture. Du coup, l’humanité a l’obligation de placer le livre au centre de ses préoccupations », a-t-elle expliqué en prenant la parole.

Présidente du salon littéraire Ngongi, Julie Melya Malundama est auteure de livres, romans et manuels scolaires du cycle maternel nommés Bouquet Fatshi pour l’enseignement maternel en RDC ».

Des ouvrages qui viennent améliorer la qualité de l’enseignement maternel et uniformiser l’enseignement maternel dans le pays. Une autre écrivaine et auteure congolaise a aussi pris part à ce salon du VIème arrondissement de la ville de Paris. Il s’agit de la colonnelle Mimie Bikela Mundele.

Plusse. C’est par un groupe WhatsApp d’écrivains africains que les deux Congolaises ont été alertées, répondu à l’appel à candidature et ont été retenues.

 

PAS DE MÉTIER AVEC PRISE DE TOÎT SANS…

D’autres auteurs de renom étaient aussi présents avec leurs ouvrages à ce grand événement littéraire panafricain. Tel le célèbre écrivain camerounais Eugène Ebodé qui a honoré la mémoire du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène avec une conférence haute en couleurs mais aussi l’écrivain et auteur d’origine mauritanienne Christian Kader Keita qui a signé le roman « Yoro le pêcheur » qui exhume les travers de la colonisation en Afrique. Il est aussi auteur de l’essai littéraire sur la restitution aux Africains des œuvres dérobés par la colonisation. Ce VIè salon a aussi commémore le dixième anniversaire de la disparition de Nelson Mandela, homme politique avant tout, mais également homme de littérature.

Des trophées de récompense pour les efforts dans la promotion de la littérature africaine ont été décernés à certaines personnalités par le ministère de la Culture, Tourisme et Artisanat de la Guinée. La troisième édition du salon du livre africain de Paris aura Haïti comme pays invité d’honneur. Elle aura lieu en mars 2024.

L’année dernière, Julie Melya Bobwa Malundama avait été reconnue par le Réseau Panafricain des Journalistes, RPJ, comme meilleure présentatrice de jt du pays pour 2021 et primée parmi d’autres meilleurs présentateurs de l’espace francophone africain, dont son confrère de Top Congo Éric Ambago Monza pour la radio. Ils avaient reçu le trophée le 25 février 2022 à Brazzaville lors d’une cérémonie solennelle. Un trophée fait de bois noir massif d’Afrique centrale (le kambala).

Dans son CV, la journaliste écrit avoir participé à la création de la chaîne Univers Télévision aux côtés de sa mentore Laurette Mandala Kisolokele alors Directeure Générale de la chaîne. Laurette est la sœur d’Éric Mandala, un homme à la tête d’une véritable holding financière qui, selon la petite histoire, avait investi dans ce projet, avant de le céder, à la demande de sa sœur en reconnaissance d’une belle trajectoire effectuée dans divers médias à Kinshasa.

Il n’existe aucun métier avec prise de toit sans s’être investi à la base. Fille du professeur Maurice-Pierre Malundama Biangani « d’heureuse mémoire », souligne-t-elle.

Melya Malundama est diplômée de licence en Sciences de l’Information et de la Communication à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Kinshasa, option communication des organisations. Le prix de la presse montre que la presse congolaise a de la valeur.

« Ce trophée nous a permis de comprendre que la presse congolaise n’est pas un secteur à négliger. La presse abat un travail de qualité que le monde entier est en train d’observer et de remarquer. C’est un motif de fierté pour moi. Je salue toute la presse congolaise, car si nous en sommes là, c’est parce que tout autour de nous, nous avons des collègues et des consœurs compétents », avait alors déclaré Julie Melya Bobwa Malundama, la fille de son père.

 

ALUNGA MBUWA.

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