L’IGF unanimement reconnue comme la boussole de la relance économique au Congo

L’IGF unanimement reconnue comme la boussole de la relance économique au Congo

Existe-t-il des mots plus profonds que ceux-ci? «Je partage la douleur de nos frères de l’est; Nord-Kivu, Bunia, Sud-Kivu, Rutshuru. Je suis de cœur avec nos compatriotes. Je regrette sincèrement mes propos tenus à Houston qui ont été incompris. Quand ça ne marche pas à Bunia, à Beni, etc., dans le reste de la RDC, nous ressentons le même problème…»! Quatre phrases avec «Je regrette… ». Quel humain ne saurait ressentir ces mots prononcés le 30 avril 2022 à Washington par Jules Alingete Key, face à des membres de la communauté congolaise réunis dans un hôtel de la capitale fédérale américaine !

Des mots qui faisaient écho à ceux sortis de sa bouche à la place d’autres.
Ce fut trois jours auparavant, le 27 avril, à Houston, grande ville de l’État du Texas, près du Mexique, devant un auditoire fait de potentiels investisseurs où se tînt la 1ère édition du NSI, le Nord South Investissements Forum.
Citoyen congolais comme jamais, Alingete voulait convaincre ces hommes d’affaires d’investir dans son pays.
Il vante la paix et la sécurité au Congo mais il a quelques phrases inattendues : «Il y a certains qui voudraient faire croire à l’extérieur que la RDC est en guerre. C’est faux. La RDC est un pays safe, à plus de 95% de son territoire. Soyez-en rassurés : nous n’avons pas la guerre au Congo. Nous voyons la guerre à la télévision. Nous sommes à Lubumbashi, à Kinshasa, à Mbandaka, dans les grandes villes où nous n’avons jamais vu la guerre au Congo. Donc, c’est une situation à plus de 2.000 kilomètres des institutions».

UNE NOUVELLE EN CHASSE UNE AUTRE.
Ces phrases ont choqué. Des prédateurs tentent d’en tirer profit contre le patron de la lutte anti-corruption, respecté au Congo et dans le monde, cité comme la boussole de la relance économique? Celui qui lui jettera la première pierre n’a jamais fourché sa langue quand au même forum, devant les mêmes participants, le ministre de la Jeunesse, Yves Bunkulu Zola déclare que le taux de chômage des jeunes au Congo frappe 19% des personnes ? Il faut raison garder…
Ceux qu’il traque comme jamais depuis que le Congo est indépendant, avec qui il répugne de discuter – @ALINGETEJULES_K: «Je refuse de faire des débats avec des autorités manifestement corrompues qui entravent la lutte contre l’impunité déclenchée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi @Presidence_RDC @IgfRdc #IGF » – veulent lui faire la peau sauf qu’une nouvelle en chasse une autre.
Le 10 mai, en séjour de travail à Abidjan, en Côte d’Ivoire, face à des membres de la communauté congolaise, le Président de la République évoque le massacre de plus de 38 personnes à Djugu, en Ituri, réitère sa colère dans toute sa vérité.
«Si nous n’avons pas une justice qui fonctionne, il faut oublier l’État de droit. Notre armée, notre police ne sont pas complètement innocentes de ce qui se passe dans cette partie du pays».
Il répète sa volonté de poursuivre les réformes dans l’armée et dans le secteur de la justice. De saluer le travail de l’IGF qui guette ceux qui détournent, fait mention à la mobilisation des recettes «historiques» d’avril par les régies financières, particulièrement la DGI qui a réalisé, à elle seule, des recettes de l’ordre de 1,7 milliards de $US.
La peur du Gendarme IGF n’en est pas loin…
Un discours en lien avec celui de l’état de la nation prononcé le 13 décembre 2021 devant les deux chambres du parlement réunies en congrès.
«En effet, j’ai mis un point d’honneur à améliorer l’efficacité de l’Inspection Générale des Finances IGF, dont l’action était jusqu’à mon arrivée peu perceptible (…). Placée sous mon autorité directe, l’Inspection Générale des Finances contribue efficacement à l’effort des finances publiques et cela à la grande satisfaction de nos populations».
Puis : « L’IGF ne peut remplacer l’action du pouvoir judiciaire ayant seule la mission constitutionnelle de dire le droit». De poursuivre : «Je reste convaincu que l’instauration de l’État de droit et de l’autorité de l’État imposent une justice consciente de son rôle et de son indépendance et ceci devant être notre perception commune. Malheureusement, en dépit de certains progrès que je salue, je ne saurais resté indifférent, en ma qualité de magistrat suprême, aux cris de détresse et de désolation des Congolaises et Congolais qui, chaque jour qui passe, réclament plus de garantie d’une bonne et saine administration de la justice».
«Aujourd’hui encore sur le banc des accusés, notre justice qui devrait pourtant rassurer tout le monde, nantis ou puissants, forts comme faibles en n’ayant pour regard que la protection de droit, bref, une justice qui non seulement dit le droit mais rassure que le droit, alors le bon, a été dit».
Il réaffirme l’engagement à poursuivre des réformes dans le secteur de la justice y compris seule relative aux structures et à la qualité de leurs animateurs suivant «le principe l’homme qu’il faut à la place qu’il faut».
Ces réformes devraient notamment passer par des mesures disciplinaires à l’encontre de ceux qui se comporteraient mal face à leurs missions. «J’encourage le Conseil supérieur de la magistrature à faire fonctionner les chambres disciplinaires afin que la sanction soit la seule récompense des mauvais magistrats pour leurs comportements qui ternissent l’image de toute une institution voulue un corps d’élite».

LES ELEMENTS DU DESAVEU.
Voulant résorber ces problèmes, il appelle le gouvernement et le Conseil supérieur de la Magistrature à accélérer le processus de recrutement des magistrats.
La justice torpille-t-elle le travail de l’Inspection Générale des Finances? Faut-il y voir un motif au départ le 10 mai du Haut Juge Dieudonné Kaluba Dibwa?
L’avocat présenté comme un proche du Président de la République, qui fut de la partie civile lors du procès des 100 jours, a inventé l’expression «auteur intellectuel» avant d’être appelé par ses pairs à la tête de la Cour Constitutionnelle le 21 octobre 2020, de prêter serment devant le Président de la République, dans un contexte de crise, trois mois après la publication de l’ordonnance présidentielle, se serait fourvoyé dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, «un échec désastreux qui a coûté à la République plus de 287 millions de $US», selon un communiqué de presse de l’IGF daté du 16 mai 2022 chargeant nommément l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo Mapon «comme l’auteur intellectuel, matériel et principal de cet échec ainsi que des détournements qui ont eu lieu», un arrêt de la Cour Constitutionnelle ayant déclaré la Cour incompétente pour juger l’ancien Premier Ministre et ses complices.
Un arrêt qui continue de faire grand bruit.
Des proches à la présidence de la République y voient un acte de corruption quand des chiffres en millions de $US sont avancés dans divers salons.
«S’il peut se laisser corrompre dans ce dossier, qu’en sera-t-il des résultats des élections de 2023», s’interroge un proche du Chef de l’État. C’est cette Cour, juge constitutionnel du Président de la République, qui est chargée de valider ou non les résultats des élections proclamées par la Commission électorale nationale indépendante.
D. DADEI.

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